Famille

Les petits trucs d'une accompagnante à la naissance

5-7-2012

 

En tant qu'accompagnante périnatale, il m'arrive de suivre des couples que je n'assisterai pas à l'accouchement. Dans ces cas, nous mettons l'accent sur la préparation physique, psychologique et matérielle à envisager pour l'accouchement, mais j'en profite toujours aussi pour donner quelques petits trucs au conjoint à garder derrière la cravate ou à toute personne qui accompagneront la mère dans ce grand moment qu'est la naissance de leur enfant.

 

D'un point de vue matériel, en plus de la liste des classiques « à apporter sur le lieu de naissance » (brosse à dents, désodorisant, lecteur MP3, appareil photo...), j'invite pratiquement toujours les parents à ajouter à leur valise :

 

  • Un coussin chauffant électrique, lequel pourrait s'avérer très utile pour soulager les douleurs des contractions ressenties dans le bas du dos. On appuiera le coussin dans le bas du dos au moment de l'arrivée de la contraction. Plus celle-ci devient forte, plus on exécutera une contre-pression vers la mère. On relâchera la pression, progressivement, en suivant la force de la contraction et en observant le comportement de la mère. On fera attention à ne pas conserver cette chaleur bienfaisante entre chaque contraction, dans le but de maximiser l'effet, lorsque convenu. Le sac chauffant électrique est souvent plus pratique que le sac magique, car celui-ci doit être réchauffé périodiquement, souvent à l'extérieur de la chambre d'accouchement.

 

  • Une bouillotte remplie d'eau froide et de glaçons. Si c'est plutôt le froid qui réussit à soulager la femme pendant son travail, la bouillotte sera parfois appliquée au niveau du pubis lors des pressions exercées par le bébé qui fait son chemin, parfois dans le cou lors de moments plus « sportifs », ou encore sur les pieds ou les mollets si la pièce est surchauffée. Les glaçons prendront un long moment avant de fondre, de quoi en profiter assez longtemps. Avant que le besoin se fasse sentir, on peut parfois entreposer la bouillotte dans la cuisinette de la maternité après avoir demandé la permission de le faire.

 

  • Deux peignes fins. Ceux que l'on retrouve pour 2 $ en pharmacie, tout ce qu'il y a de plus simple! On les placera dans les deux mains de la patiente, la rangée de dents coincée à la jonction des doigts et de la paume, le dos du peigne appuyé à l'intérieur des doigts repliés. On exercera une légère pression lors des contractions, ce qui aidera à libérer les endorphines (hormones aidant à la gestion de la douleur, au relâchement, et à la sécrétion d'ocytocine).

 

  •  Huile à massage pour les massages de pieds, de mains, des mollets, du bas du dos, des épaules ou de toute autre partie du corps de la mère qui l'aideront, encore une fois, à sécréter des endorphines, à mieux vivre la douleur due aux contractions, à se détendre et à laisser aller l'accouchement.

 

D'autres trucs que j'aime bien donner au père concernent plutôt les façons d'aider leur partenaire pour le bon déroulement de l'accouchement. Ces petites choses qu'il peut faire, mais qui semblent si futiles peuvent en réalité avoir un impact très positif sur le déroulement de l'accouchement.

 

  • Rappeler à sa conjointe de vider sa vessie régulièrement. Cela peut sembler curieux, mais il arrive qu'une femme en plein travail, très concentrée à ressentir ses contractions, puisse en venir à ne pas sentir une envie d'uriner ou qu'elle ne le fasse que trop rarement. Or, une vessie mal vidée peut entraver un passage facile au bébé dans le canal de naissance, augmenter les douleurs des contractions, ralentir l'accouchement et le rendre plus difficile. Idéalement, la mère devrait uriner au moins une fois par heure pendant son travail. Évidemment, le cas par cas s'applique et on ne forcera personne à aller aux toilettes!

 

  • Inciter sa conjointe à s'hydrater régulièrement. Un corps déshydraté peut lui aussi entraver le bon déroulement de l'accouchement : la douleur peut devenir moins facile à supporter et la fatigue peut arriver plus vite. Il ne faut pas oublier que le travail d'accouchement a plusieurs points en commun avec le marathon! On dit qu'une femme en bonne santé, lors d'un accouchement normal, aurait besoin d'un minimum de 1/4 de tasse de liquide, par tranche d'heure. C'est très peu. Plusieurs auront besoin de plus. Les boissons de réhydratation (Gatorade, Powerade) peuvent s'avérer de bons choix.

 

Chaque accouchement est différent, mais les années d’expérience d’une accompagnante à la naissance ne mentent pas. Une bonne préparation facilitera la logistique de l’accouchement et aidera la mère à se détendre et le père à se sentir utile.

 

( Source : Mères&Cies / Bianca Pomerleau )

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  1. PILAR affiché le 05-11-2012 12:47
    Bonjour Messieurs,

    Je suis Pilar , je suis infirmière colombienne et je suis intéressée à voyager au Canada l’année prochain pour m’installée là-bas, je suis Doula certifiée et je voudrais savoir les prix de ce service a Sherbrooke en plus, je voudrais savoir si je peux faire partie de votre group Doula et comment est le procès d’inscription.


    Mes sentiments respectueux,




    Pilar

    Infirmière

    Université National de la Colombie.
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